Julie préfère la lecture

2 pages d'un livre forment un cœur.

Je me souviens de mes débuts comme lectrice. J’aimais déjà les mots et l’odeur des livres. Je m’évadais beaucoup dans la lecture. J’ose dire que lire m’a sauvé la vie! Je lisais même la nuit avec la lumière du lampadaire. Je lisais de tout, des livres destinés à des enfants plus âgés aux boites de céréales.  

Avec les années, je me suis encore plus diversifiée dans mes goûts! Je me suis aussi impliquée dans des cercles de lecture et dans des petits journaux. J’ai toujours une pile de livres à côté de mon lit (mon endroit de prédilection pour lire chez moi)!  

J’ai arrêté l’école à 16 ans, après avoir passé quelques années à y aller à peine. Comme l’école n’était pas valorisée à la maison, je ne voyais pas l’intérêt de continuer.

À 22 ans, j’ai eu la chance de rencontrer un homme extraordinaire. Cet homme, qui était mon amoureux, était à la maîtrise à l’Université Laval. De mon côté, j’avais complété mon secondaire 2. Sans me mettre de pression, juste en étant là, il m’a donné envie de retourner à l’école. Je me suis inscrite à Louis-Jolliet en août 2005 et j’ai obtenu mon D.E.S. en décembre 2005. J’avais 23 ans.

Lorsqu’on me demandait ce que je voulais faire après mon D.E.S., je ne le savais pas trop. Je savais que je voulais un emploi à court terme. Je me suis inscrite au D.E.P. en assistance technique en pharmacie (Fierbourg) pendant l’automne que j’ai passé à Louis-Jolliet. Puisque le programme était contingenté, j’ai passé des tests pendant plusieurs heures et j’ai attendu la réponse par la poste. J’ai été refusée.

Comme je ne savais pas quoi faire après mon D.E.S., j’ai très mal réagi. Vous savez, cette phrase dans le bas des lettres « contactez-nous si vous avez des questions » et autres variantes rédigées par politesse plus que pour servir à être contacté? Je l’ai prise au pied de la lettre (!) et j’ai contacté la personne mentionnée au bas de la lettre.

Je lui ai demandé ce que je pouvais faire de ma vie maintenant que j’avais été refusée dans le bas de l’échelle alimentaire des études. Sans rien enlever aux D.E.P., je ne voyais pas ce que je pouvais faire de ma vie en étant refusée. J’étais découragée.

Elle est allée chercher mon dossier et elle m’a dit quelque chose qui ressemble à « ah oui, je vois pourquoi on vous a refusé. Vous ne serez pas heureuse. Allez à l’université. »

Ben oui, allez à l’université. Pourquoi je n’y avais pas pensé? Probablement parce que je voulais un emploi à court terme! Je n’avais pas envie de m’embarquer dans de longues études.

« Le taux de placement est de 100% et vous allez quitter rapidement parce que le boulot qui va vous intéresser dans le domaine, c’est d’être pharmacienne. Vos résultats sont trop élevés. »

Je savais que j’avais de la facilité à l’école. Je n’avais pas de difficultés scolaires, j’avais des difficultés personnelles.

Plus fâchée que flattée, j’ai raccroché.

Quelques temps plus tard, je ne saurai dire si on parle de jours ou de semaines, j’ai écrit une lettre destinée au registraire de la TÉLUQ. Dans cette lettre, je disais vouloir étudier en communications. Je disais que je voulais être admise sur la base d’expériences professionnelles. Je commençais à peine à faire la mise en ondes à CKIA 88,3 FM. J’avais écrit dans plusieurs journaux étudiants (c’était pas mal ce que j’aimais le plus à l’école). Voilà pour mes expériences pertinentes.

Ça se peut que je minimise le contenu de ma lettre puisque je suis dure avec moi, mais globalement, je ne possédais pas un CV béton.

Et vous savez quoi? J’ai été admise.

Je ne m’attendais pas à être acceptée.

C’est à l’université que j’ai vécu mes premières difficultés académiques. Il y a toute une différence entre écrire un récit de 700 mots en secondaire 5 et écrire un travail universitaire de 20 pages. Je n’avais aucune méthode de travail intellectuel. Je n’avais jamais étudié à l’école. Bref, je partais de loin!

Je m’en suis sortie avec une moyenne très moyenne. Avec le temps (et les cours), je me suis améliorée.

Je suis entre autres diplômée d’un baccalauréat en administration des affaires (TÉLUQ) et d’un certificat en formation des adultes en milieu de travail (ULaval).

Je ne crois pas que lorsqu’on veut, on peut. Mais des fois, on peut plus que l’on pense.

Et ce refus à Fierbourg, même s’il a été difficile à encaisser, il a changé ma vie.

J’ai eu le privilège de travailler en alphabétisation populaire. C’est si valorisant d’accompagner les gens dans leurs apprentissages! Ils accèdent au plaisir de lire et de comprendre ce qu’ils lisent!

Jusqu’à il y a quelques mois, j’avais 4 bibliothèques dans mon salon. J’ai réalisé que je préférais donner certains de mes livres pour que d’autres personnes en profitent. J’emprunte beaucoup de livres dans le réseau des bibliothèques de Québec.  Aussi, je donne des dizaines (centaines!?!) de livres le 14 février dans le cadre de l’événement Le 14 février, je donne un livre!

Sur ce blogue, je veux parler de mes lectures tout simplement, comme j’en parle avec mes amis. Je partage régulièrement mes coups de cœur avec mon entourage, que ce soit des livres ou des articles sur Internet.  

N’hésitez pas à commenter et/ou à me recommander des lectures!  

Au plaisir!  

Julie

2 réflexions sur “Julie préfère la lecture

  1. Merci de parler de ton échec (refus à Fierbourg) Les échecs sont souvent omis dans les histoires à succès, tandis que c’est eux qui nous font avancer le plus.

    Bonne Continuation

    J’aime

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