Pour la 67e fois, je vous propose 5 textes que j’ai lus en ligne dans les derniers jours. Bonne lecture!

« Plus récemment, Mathieu Bélisle, dans un numéro de la revue L’Inconvénient posant la question « L’art doit-il être moral ? », fait écho aux propos de Basile de 1975. À propos de sa lecture de L’événement d’Annie Ernaux, il formule cet aveu : « [j] e ne sais pas si je dois avoir honte de le dire, j’avais l’impression de m’avancer […] sur un terrain qui ne m’appartenait pas, d’aborder un sujet que je ne comprenais pas, ou plutôt : que je ne pouvais pas comprendre de l’intérieur ».

Il n’a certes pas à avoir honte, mais on se demande ce que ces hommes croient que les femmes « font » avec les œuvres écrites par des hommes. Elles se trouvent aussi sur un « terrain qui ne leur appartient pas » — encore que : ne foulons-nous pas le même sol ? Il ne s’agit par ailleurs que de lire non pas pour se métamorphoser en l’autre, mais bien pour s’en approcher. N’est-ce pas ce que l’on dit toujours à propos des potentialités de la littérature? »

Écrire dans l’adversité | Isabelle Boisclair | Liberté, automne 2019, no 325

***Cliquez ici pour lire mon avis sur le livre L’événement d’Annie Ernaux***

« Monologue épistolaire ancré dans un réel désir de dialogue, roman résolument incarné dans le Grand Nord, poésie engagée coulant de source et roman jeunesse que tout adulte gagnerait à lire : Naomi Fontaine, Tanya Tagaq, Katherena Vermette et Cherie Dimaline signent des titres ouvrant coeur et esprit à leurs réalités de femmes et d’Autochtones d’ici. »

Quatre femmes autochtones qui s’écri(v)ent en toutes lettres | Valérie Lessard | Radio-Canada

« Malgré la notoriété, la confiance ou l’expérience de chacun, ils se lisent toujours entre eux, estiment leur travail respectif, se soutiennent et mesurent aussi la chance qu’ils ont de faire ce qu’ils aiment, d’en être épris et d’écrire, surtout, pour les enfants qu’ils étaient ce qu’ils auraient aimé lire. « Ça peut tomber à zéro du jour au lendemain, tout ça. On en connaît à qui c’est arrivé », déclare François. Les trois touchent du bois, en pensant aussi, bien sûr, à la saine tribu qu’ils forment avec sérénité, démentant tous ceux qui croient au mythe de la famille d’artistes qui s’entredéchire au fil des gloires et des défaites. Longue vie, donc, à cet équilibre dont les bienfaits émanent, et parviennent jusqu’entre les mains d’une jeunesse qui promet. »

Élise Gravel, Michèle Marineau et François Gravel: Sainte tribu | Claudia Larochelle | Revue Les libraires no 88

« All too often, we hold on to stuff because it represents who we think we should be, rather than who we are. Sometimes our fantasy selves are meant to impress others; sometimes they’re relics of our past; sometimes they’re fantasies about our future. »

DECLUTTER YOUR FANTASY SELF | Francine Jay | Miss Minimalist

« Kuessipan, une adaptation d’un récit de Noami Fontaine, raconte l’histoire de deux amies innues dont la relation est mise à rude épreuve par la vie. Le film a été tourné dans la communauté innue de Uashat mak Mani-utenam et à Sept-Îles. »

La réalisatrice de Kuessipan remporte un prix et crée une bourse | Radio-Canada

***Cliquez ici pour en savoir plus sur le livre et sur le film***
Julie Collin
Fondatrice et blogueuse en chef

Libraire, chroniqueuse culturelle et animatrice, ma vie tourne pas mal autour des livres!

Je lis de tout, et partout. Sur papier et sur ma liseuse numérique.

Je parle de mes lectures simplement, comme j'en parle avec mes amis devant un verre ou une tasse. Sentez-vous bien à l'aise de vous préparer un breuvage. 😉

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