On parle de nous dans : Le Soleil

On parle de nous dans Le Soleil. Texte de Mylène Moisan.

J’ai eu l’honneur d’être interviewée par Mylène Moisan du journal Le Soleil en février 2018. Dans cet article, je vous partage les coulisses et je vous donne le lien pour lire l’article en ligne (la version papier date du 2 mars 2018).

J’ai l’habitude d’écrire aux auteurs pour leur dire que j’ai parlé de leur livre sur le blogue. Je ne m’attends jamais à une réponse. Je veux seulement leur dire. Le reste ne m’appartient pas.

J’ai donc écrit à Mylène Moisan lorsque j’ai parlé de son livre Maman est une étoile en 2016.

Et j’ai écrit à Mylène Moisan lorsque j’ai donné une copie de Maman est une étoile lors de l’événement Le 14 février, je donne un livre! en 2017.

Elle avait manifesté un intérêt pour mon initiative. Et nous nous étions vues au Salon international du livre de Québec en 2017. Et nous avions convenu de nous reparler.

J’ai tardé avant de la recontacter. Voici le message que je lui ai envoyé le 12 février 2018 :

Bonjour,
Ça va bien? Vers la même période l’an dernier, on a parlé de “mon” initiative de donner des livres pour la St-Valentin. Évidemment, je le refais cette année. D’ailleurs, c’est débuté. Ne dit-on pas que la St-Valentin devrait avoir lieu tous les jours?!
J’ai lu Les gens heureux ont une histoire la nuit dernière. Oui, la nuit. J’y ai trouvé beaucoup de bonheur et peu d’heures de sommeil.
En le terminant, je me suis entre autres dit que je n’avais pas fait le suivi. L’an passé, on avait dit qu’on essaierait de s’y prendre plus tôt en 2018 pour parler de “Le 14 février, je donne un livre”.
Je suis souvent mal à l’aise quand on parle de moi et de ce que je fais. Depuis environ un an, j’essaie de me voir comme la porte-parole de mon blogue et de ses actions. Pas facile d’être sa propre porte-parole quand on a du mal à accepter les compliments et l’aide.
J’ai commencé un article sur Les gens heureux ont une histoire. Je ne sais pas quand il sera publié. Disons que ma semaine est orientée vers le don de plus de 200-300 livres. Une chose est certaine, cette activité va contribuer au bonheur d’au moins une personne, moi.
Au plaisir,
Julie Collin

Mylène a répondu à mon message en me disant qu’elle était en vacances. Puis elle m’a proposé d’aller prendre un café chez Sobab le 26 février.

Wô menute! Suis-je prête à prendre un café avec elle? Je suis mal à l’aise quand je suis le centre d’attention.

Je me suis gérée le stress. Puis j’ai accepté le café et j’ai accepté de me raconter.

La première chose que je lui ai dit, après des salutations, a été « C’est intimidant ».

On a jasé pendant environ une heure au café, puis une dizaine de minutes vers nos demeures respectives. J’ai répondu à ses questions. Vers la fin, elle m’a demandé si j’avais quelque chose à ajouter et elle m’a dit de ne pas hésiter à lui écrire si je pensais à quelque chose après coup.

C’est à ce moment que je lui ai dit que j’ai arrêté l’école de 16 à 23 ans.

En se quittant, elle m’a demandé ce que je voulais pour la photo accompagnant le texte.

QUOI?! Une photo de moi dans le journal?!

Je ne voulais pas que la photo soit prise chez moi. J’ai proposé quelques suggestions d’endroits que je fréquente régulièrement. Le choix de Mylène parmi mes suggestions : la Librairie Morency.

Oui oui, cette librairie qui m’a déjà reçue avec un lit, mon fameux libraire-lit.

Julie lit au lit, dans un lit dans une librairie.

Mon libraire-lit. Crédit photo : Alice Monnier Photographie

J’ai eu du mal à dormir suite à mon café avec Mylène, et ce n’est pas parce que j’avais bu du café! J’avais peur de comment mon histoire pourrait être racontée. J’avais peur des réactions autour de moi. J’avais peur de blesser des gens. Bref, j’avais peur.

Pendant ce temps, j’ai continué la rédaction de mon article sur le plus récent livre de Mylène, Les gens heureux ont une histoire.

Mylène m’avait dit qu’elle ne savait pas quand le texte serait publié. Ça pourrait prendre des semaines.

J’ai quand même eu rendez-vous avec le photographe le 1er mars à la Librairie Morency.

J’ai publié mon texte sur Les gens heureux ont une histoire tôt le matin avant la séance photo.

Monika, la gérante de la librairie, a préparé une sélection de livres pour que ce soit joli et pertinent.

J’avais un sac avec des accessoires pour la photo. Monika aussi. Accessoires que nous avons peu utilisé finalement.

On a utilisé ma copie de Cartes postales du Canada de Marie-Julie Gagnon et mon signet de Bijoux Marie-Puce (4$ va à l’alphabétisation lorsque vous achetez ce signet).

Je n’ai pas vu les photos. Je savais que j’avais de la lumière dans les yeux et je me doutais que mes yeux seraient exceptionnellement petits.

Et en soirée, j’ai su que le texte paraîtrait le 2 mars.

Ça allait vite! Je m’étais à peine remise de mon entrevue du lundi!

Vendredi matin

La première chose que j’ai fait en me réveillant vendredi matin (oui oui, j’ai dormi pendant la nuit) : chercher la version électronique de l’article.

La deuxième chose que j’ai fait en me réveillant vendredi matin : lire l’article et me dire que les mots utilisés par Mylène sont parfaits.

La troisième chose que j’ai fait en me réveillant vendredi matin : être touchée, être rassurée, être émue, me pincer, me pincer encore plus fort, avoir un sourire dans la face, avoir les yeux hyper grands…

La quatrième chose que j’ai fait en me réveillant vendredi matin : me faire un café même si je suis TRÈS réveillée.

La cinquième chose que j’ai fait en me réveillant vendredi matin : partager la version électronique sur Facebook.

Puis j’ai passé plusieurs heures à répondre à des messages sur les réseaux sociaux et à des courriels.

Un des messages provenait d’un ami de Montréal que j’avais perdu de vue depuis 13-14 ans. Et il connait mon ancien amoureux. Tout petit le monde!

« Salut! Ça fait longtemps 😉 Je viens de voir ton article et je voulais simplement te dire bravo. C’est à cause des gens comme toi que les choses avancent dans la société. Tu fais ce que tu aimes en plus d’aider. Je te lève mon chapeau! Je suis content de voir que tu n’a pas abandonné et que tu as terminé tes études 🙂 Félicitations et encore bravo! Ton histoire m’a comme inspiré ce matin 🙂 Merci! »

Je suis allée consulter les statistiques de mon blogue vers 11h45. J’ai eu un choc. J’avais BEAUCOUP plus de visiteurs qu’à l’habitude. Et la journée n’était pas terminée!Statistiques 2 mars à 11h45

Vendredi après-midi

J’étais encore en pyjama et j’envisageais d’éventuellement aller m’acheter une copie du journal.

C’est vers 15h que j’ai su que le texte de Mylène Moisan était en page 2 de l’édition papier.

J’étais encore en pyjama. C’est une collègue de CKRL 89,1 qui m’avait envoyé la photo.

Et j’étais encore en état de choc. En fait, j’étais encore plus en état de choc.

Je salue l’idée du Soleil de mettre une belle histoire en 2e page. Ça part bien la journée des lecteurs.

Vendredi soir

J’avais prévu aller à un 5@7 avec des amis pyjistes (= des pigistes en pyjama). Disons que je ne me sentais pas mentalement disponible pour jaser avec des gens. J’avais UN sujet de discussion depuis une dizaine d’heures : l’article dans Le Soleil. J’ai partagé avec la gang de pyjistes que j’hésitais à y aller parce que j’avais un seul sujet de conversation depuis le matin et on m’a accepté comme j’étais! J’ai donc quitté mon pyjama!

Je suis passée à CKRL pour récupérer la copie du journal. Merci Tanya d’avoir eu l’idée de me l’offrir.

Et je me suis dirigée vers La Cuisine, là où avait lieu notre 5@7 de pyjistes.

Finalement, j’avais un peu plus qu’un seul sujet de conversation!

Un gros merci à La Cuisine de m’avoir donné leur copie du journal!

Samedi

J’étais un peu moins traumatisée. J’avais eu le temps de dormir là-dessus et de prendre un certain recul.

Je savais déjà que c’était un privilège de faire partie d’une chronique de Mylène Moisan. J’étais surprise de constater que j’avais attiré son attention et qu’elle avait voulu faire une chronique sur moi.

Et j’ai réalisé que mon parcours pouvait être inspirant, au même titre que je suis régulièrement inspirée par les chroniques de Mylène Moisan.

Commentaires plates

On le sait, c’est difficile de faire l’unanimité.

Je pourrais résumer les commentaires plates par : C’est rendu qu’on met des blogueurs de l’avant plutôt que des auteurs. Ça montre comment ça va mal dans le monde du livre.

Premièrement, je trouve que c’est un constat amer. Et ordinaire. Comme si je faisais de l’ombre aux auteurs… Faut vraiment pas savoir ce que je fais pour dire quelque chose du genre.

Deuxièmement, il n’est pas écrit en page 2 du Soleil « Suivez Julie sur son blogue, bloguer est la nouvelle façon d’écrire en 2018 et le blogue remplace le livre ».

Le texte parle de pourquoi et de comment je m’implique pour rendre la lecture accessible à tous. Autrement dit, comment je mets des auteurs de l’avant pour donner envie aux gens de lire. Et comment je fais pour aider les gens à accéder à la lecture et à l’écriture.

Cela dit, ces commentaires ne minent pas le bonheur que je vis depuis que Mylène Moisan a pris rendez-vous avec moi pour une entrevue. Cependant, je trouve ça blessant d’entendre ce genre de commentaires. Sérieux, on peut tu être heureux pour les autres et ne pas penser automatiquement que si quelqu’un gagne, on perd?

J’écris ça et je me sens très émotive.

Je suis triste pour ces gens qui semblent amers.

Je prends exemple sur cette expérience récente, mais ce que je dis au sujet des succès des autres est valide en d’autres situations. On en reparlera peut-être à un autre moment.

→ Cliquez ici pour lire l’article de Mylène Moisan dans Le Soleil.

Publications sur les réseaux sociaux

Voici quelques publications au sujet de cet article. D’autres belles doses d’amour!

Ce n’est pas facile de conclure cet article. Le temps passe, mais les émotions restent. MERCI!

Fondé en 2015, Julie lit au lit n’est pas un blogue de lecture comme les autres! Sa valeur ajoutée est l’argent qui est redonné à des organismes œuvrant en alphabétisation, afin que plus de gens aient accès à cette merveilleuse passion qu’est la lecture.

Grâce à un partenariat avec la coopérative des Librairies indépendantes du Québec, 4% de votre achat (la totalité de mes redevances) sont remis à un organisme œuvrant en alphabétisation. Tous les achats comptent. Il suffit d’utiliser un de mes liens sécurisés. Cliquez ici pour obtenir plus d’informations.

4 réflexions sur “On parle de nous dans : Le Soleil

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