La vieille fille et la mort | Catherine Sylvestre

Couverture du roman La vieille fille et la mort de Catherine Sylvestre.

« Le soir de mon trente-huitième anniversaire, je me suis saoulée au champagne, j’ai recueilli un volatile emplumé et découvert deux cadavres.
Voilà. C’est tout.
Quoi, vous n’aimez pas mon récit? Vous le trouvez trop minimaliste? Vous préférez la version longue?
D’accord. »

Heureusement, Catherine Sylvestre nous offre une version longue de 335 pages.

Le drame qui s’est déroulé chez ses voisins est-il un meurtre suivi d’un suicide ou un double meurtre? Aussi, à qui appartient la grosse perruche parlante qui est sur les lieux du crime?

Catherine décide de s’occuper de l’oiseau, du moins jusqu’à ce qu’elle retrouve son propriétaire.

Puisque tout le monde est suspect, se pourrait-il que Catherine ait commis les meurtres et qu’elle a tout oublié à cause du champagne?

Catherine possède beaucoup de romans policiers et elle a fait son mémoire de maîtrise sur ce sujet. Les enquêteurs qui la rencontrent chez elle remarquent ses bibliothèques et ne la prennent pas au sérieux parce qu’ils pensent qu’elle veut jouer à la détective.

« Dans les romans, les détectives méprisent les lecteurs de polar. »

Est-ce qu’elle s’imagine dans un livre? Je ne crois pas que ça soit le cas parce qu’elle est consciente du sérieux de la situation, mais elle mène sa propre (en)quête, ce qui la met dans le pétrin à de nombreuses reprises. Sa curiosité est plus forte que ses promesses faites au Sergent-détectiv’Yves Tremblay.

« Mautadine. Les gens normaux entendent parfois une petite voix intérieure qui les conseille. Moi, je n’ai pas droit à une voix, c’est toute une chorale qui m’interpelle! Que dis-je, une chorale : c’est le Mystère des Voix bulgares! »

Catherine travaille à temps partiel à la bibliothèque, ce qui lui laisse beaucoup de temps pour enquêter. De plus, comme une des victimes fréquentait assidûment la bibliothèque, travailler lui permet d’enquêter plus ou moins subtilement. Et ce travail dans le domaine du livre permet à l’auteure de La vieille fille et la mort de passer quelques messages, dont celui-ci :

« – Où est-ce que vous prenez toutes vos idées?
Je sais, pour l’avoir lu quelque part, qu’il s’agit de la question la plus souvent posée aux écrivains… et qu’ils sont en général exaspérés de l’entendre. Monsieur Montpellier répond comme si c’était la première fois qu’on le lui demandait. »

Grâce à ce roman, j’ai appris qu’une perruche calopsitte est un chat déguisé en oiseau. Petit Coco aime les câlins et passe sa vie à se laver. Il ronronne presque. Je ne pensais pas qu’un oiseau pouvait être aussi affectueux. Malheureusement, il fait des crôôôt’ un peu partout.

LA FIN! Je veux connaître la suite! La suite qui existe, mais que je n’ai pas encore lu : La vieille fille et le photographe.

➡️ Cliquez ici pour écouter l’entrevue de Catherine Sylvestre à Bouquins & Confidences.

La vieille fille et la mort
Catherine Sylvestre
Éditions Alire
ISBN : 978-289615-1233

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