La fille dans le placard | Chantal Brunette

Couverture du roman "La fille dans le placard, tome 1" de Chantal Brunette, chez Libre Expression.

En lisant la quatrième de couverture, je me suis dit qu’en effet, rares sont les livres qui ont comme héroïne une femme qui se questionne sur son orientation sexuelle. Je suis loin d’avoir lu tous les livres sur Terre, mais ça me semble répondre à un besoin. Peu importe votre orientation sexuelle, vous pouvez y trouver votre compte!

Le jour de son mariage, Maxime (une fille) repense à son cheminement amoureux. Parce que oui, elle s’en souvient encore le jour de ses noces! À la recherche de papillons, elle embrassait compulsivement des hommes pour ne pas penser à son attirance pour les filles. On la suit dans ses questionnements et dans ses essais pour se comprendre. Peut-elle partager ses questionnements avec son entourage? Sortira-t-elle du placard?

Plusieurs passages sont très drôles (je voyais très bien les situations dans ma tête). L’auteure fait des références à des choses que j’ai connu, comme le cours de techno en 3e secondaire où on fabriquait une machine à bonbons et d’autres cossins.  J’ai beaucoup aimé les titres des chapitres, qui représentent bien de quoi il est question. Certains m’ont mis des chansons dans la tête, mais c’est une autre histoire!

En tant qu’hétérosexuelle, je crois que ce roman est loin des clichés. Je n’ai pas jasé avec l’auteure, mais je ne serais pas surprise qu’elle se soit inspirée d’une histoire vraie, peut-être même de la sienne. Je vais prêter ma copie à des amies, question de connaître leur avis et de répandre la bonne nouvelle!

En terminant ces 280 pages, j’ai été déçue de savoir qu’il me faudrait patienter pour lire la suite. J’avais embarqué au point de ne pas réaliser que c’était bientôt la fin. Ça promet pour la suite!

Avez-vous des suggestions de livres qui mettent de l’avant des lesbiennes ou des femmes qui se questionnent?

 

* Ce livre m’a été offert par Groupe Librex. Ce texte a été écrit de façon authentique et indépendante, comme d’habitude!

 

Envie de vous acheter un livre tout en appuyant l’alphabétisation et plus de 100  librairies indépendantes?

En passant par ce lien sécurisé de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec, 4% de votre achat (la totalité de mes redevances) sont remis à un organisme œuvrant en alphabétisation. Tous les achats comptent, tant que vous utilisez un de mes liens sécurisés.

Vous souhaitez consulter ce livre sans l’acheter?

Il est disponible à la Bibliothèque de Québec. Vérifiez auprès de votre bibliothèque.

7 réflexions sur “La fille dans le placard | Chantal Brunette

  1. Ping : Tous les chemins mènent au blogue | Julie lit au lit

  2. Dans la série La fille dans le placard, Chantal Brunette aborde avec humour et une saine autodérision, comme le veut le genre littéraire chick lit, la recherche du grand amour. Maxime Lafleur, l’héroïne qui se met toujours les pieds dans les plats, se retrouve tourmentée à l’idée d’être peut-être lesbienne, n’ayant jamais trouvé les fameux papillons auprès des hommes malgré ses nombreux baisers. Le récit met en scène les déboires de la jeune mariée dans une série d’aller-retour du passé au présent. Ceux-ci permettront de faire la connaissance de ses demoiselles d’honneur et de rire des frasques commises dans sa jeune vingtaine. Un mystère bien ficelé plane tout le long de la série sur la personne qui aura su gagner son cœur.
    L’auteure a recours à un humour bien senti qui verse souvent dans l’ironie pour dédramatiser les questionnements quant à l’homosexualité et le cheminement tumultueux à traverser. Le ton emprunté est tout simplement rafraîchissant! Étant moi-même lesbienne, je suis tannée de voir qu’on aborde ce sujet souvent sous un ton lourd et troublant. Je suis aussi toujours déçue de constater que les personnages gays sont relayés aux rôles secondaires. Dans la chick lit, on retrouve souvent «l’homo de service» comme meilleur ami. Je suis heureuse d’enfin retrouver une héroïne différente au cœur de l’intrigue, avec cette fois-ci des personnages hétérosexuels qui gravitent autour d’elle. J’apprécie particulièrement le fait qu’on la présente comme la fille d’à côté, féminine et sportive, loin des clichés. Nous avons plus que tout besoin de modèles diversifiés dans les écrits, comme celui-ci.
    Je suis ravie de voir qu’en 2016, c’est au Québec qu’on a osé publier la première chick lit avec une héroïne qui finira possiblement avec une princesse au lieu d’un prince! Chapeau aux Éditions LibrExpression et à l’auteure Chantal Brunette!

    J’aime

  3. Ping : 50 livres québécois dont j’ai parlé sur le blogue | Julie lit au lit

  4. J’aime bien le style Chick-Lit et ce roman fut un petit vent de fraîcheur pour moi! J’ai adoré lire les péripéties de Maxime. Ses petits défauts (tout comme moi, un peu anxieuse, parano et hypocondriaque) l’a rende tellement attachante! Il s’agit d’une lecture légère et synonyme d’humour, avec beaucoup d’autodérision, digne des meilleurs romans de ce genre.

    Avertissement: non, il ne s’agit pas d’un livre psycho pop sur l’identité sexuelle et l’homosexualité! C’est plutôt un bon divertissement pour aborder ces thématiques sur un ton léger… Enfin! Je vous le recommande définitivement, que vous soyez gay ou non.

    Comme il s’agit d’un tome 1, je sais qu’une suite viendra. Heureusement car avec une fin aussi captivante, j’attends le tome 2 avec impatience.

    J’aime

  5. Il y a quelques semaines, mon amie Julie nous a demandé, à ma copine et moi, notre avis sur le livre La fille dans le placard. Elle nous a gracieusement prêté l’ouvrage en question, histoire de se livrer à une lecture croisée. Ma douce et moi aimons beaucoup nous adonner à la lecture à voix haute, c’est notre activité de couple de semaine si je puis dire. Je lis et elle écoute (parfois en faisant autre chose, bien entendu). Cet exercice, je devrais sans doute dire ce plaisir, permet de partager « en direct » nos réactions. Et je dois avouer qu’à plus d’une reprise, nous avons failli abandonner la lecture, mais bon, le livre est court et nous tenions à donner nos impressions complètes à Julie.

    Je passerai rapidement sur le style. Les nombreuses répétitions, souvent rendues plus flagrantes par la lecture à haute voix, nous ont irritées et visiblement, ni l’une ni l’autre ne sommes très adeptes du roman chick-lit. Disons que certains chapitres nous laissaient perplexes quant à leur pertinence dans le déroulement de l’histoire ou à la compréhension de la personnalité des personnages. Mais ce ne sont pas là les éléments qui nous agaçaient au point de songer à fermer la première de couverture pour ne plus y revenir. Non. Là où nous avons décroché, c’est au moment où nous avons compris que le personnage principal, Maxime, jeune femme au début de la vingtaine et en plein questionnement quant à son orientation sexuelle, n’allait pas nous permettre de nous débarrasser des stéréotypes accolés au mot « lesbienne ». N’ayez crainte! Si le questionnement de Maxime se trouve au cœur de l’« intrigue » du récit, si elle en vient à la conclusion qu’elle est lesbienne, le temple de l’hétéronormativité ne s’en verra pas pour autant ébranlé, loin de là. Voici un extrait, question d’illustrer mon propos. Pour vous mettre en contexte, Maxime vient de s’inscrire sur un site de rencontres, dans la section Femme cherche femme.

    « En regardant les premières photos, je me suis demandé si je ne m’étais pas trompée en faisait une recherche « Femme cherche HOMME»…Au premier coup d’œil, j’ai réalisé que la féminité n’était pas au rendez-vous chez la plupart des candidates proposées » (p. 127).

    Cette phrase résume bien mon malaise, partagé par ma compagne. Que Maxime soit une jeune femme qui s’identifie très fortement à la féminité hégémonique, pas de problème (même si nous n’avions pas besoin de nous le faire répéter au minimum dix fois). Qu’elle soit à la recherche d’une demoiselle qui s’identifie aussi à cette forme de féminité, pourquoi pas? Chacune ses goûts et sa manière d’exprimer son identité de genre. Mais véhiculer autant de stéréotypes? J’ai un profond malaise. Parce que l’extrait plus haut, c’est une phrase parmi d’autres.

    Mon malaise, il vient du fait que tout au long du livre, j’ai eu l’impression qu’on voulait, par le personnage de Maxime, nous expliquer que les lesbiennes peuvent être hyper féminines, qu’elles sont des vraies femmes, et que non, voyons, elles ne viennent surtout pas mettre en péril ce précieux édifice qu’est la binarité masculin/féminin. Et pour bien le démontrer, ridiculisons les lesbiennes qui ne sont pas de parfaits modèles de féminité, qui sont en fait des « hommes ». Il ne faudrait quand même pas trop brusquer les hétéros de ce monde. Et je le répète. Le problème n’est pas que le personnage principal performe sa féminité d’une certaine façon, elle peut très bien porter talons hauts et maquillage et être lesbienne et femme, et tout ce qu’elle voudra. Le problème, c’est que celles qui ne semblent pas performer cette féminité ne méritent que de se faire ridiculiser (pour leur voix, leurs vêtements, leur coiffure, etc.).

    J’ignore s’il s’agit d’une maladresse. En voulant trop faire en sorte de montrer que les lesbiennes sont des « femmes », on en est venu à reproduire un ensemble de préjugés qui collent trop souvent à la peau des femmes qui aiment les femmes. Mais maladresse ou non, je ne lirai pas le second tome pour en savoir plus, et je ne conseillerais pas ce livre à une femme, jeune ou moins jeune, qui est en questionnement. Toutefois, je me donne comme mission, dans les prochaines semaines, de me mettre à la recherche de romans de fiction lesbiens et bisexuels plus ouverts, et de les soumettre à Julie!

    J’aime

Exprimez-vous!

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s