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Tsunamis | Michel Jean

« Le 26 décembre 2004, un séisme souterrain au large de l’Indonésie provoque un tsunami d’une puissance qu’on n’avait pas vue depuis deux mille ans. Les vagues de trois à quinze mètres se répandent jusqu’aux côtes de l’Afrique. Le cataclysme touche une quinzaine de pays. Il fait environ deux cent cinquante mille morts et disparus. »

Tsunamis | Michel jean | Libre expression

10 ans après avoir couvert le tsunami de décembre 2004, Jean-Nicholas est de retour au Sri Lanka. Le pays a changé. Et lui aussi, il a changé. Il se remémore les événements de 2004-2005.

En 2004, il avait été dépêché sur place 24 heures après les journalistes des autres médias, ce qui à priori est un désavantage. Grâce à une collègue, il peut se loger à Colombo, la plus grande ville du Sri Lanka. Il lui reste à dénicher un fixer, une personne qui connait bien l’endroit et la langue, afin de l’assister dans ses recherches et dans ses rencontres. Ses démarches l’amènent à proposer à Apsara, une étudiante en journalisme qui souhaite être professeure et qui n’a pas besoin de travailler pendant ses études, d’être sa fixer.

« J’avais mes raisons pour expliquer ma présence ici et Apsara avait les siennes. Dans l’avion, elle m’avait raconté qu’elle trouvait frustrant de devoir s’effacer derrière ses camarades masculins. La plupart avaient de moins bons résultats qu’elle à l’université et, pourtant, ils travaillaient déjà pour des journalistes étrangers. Si j’avais des choses à oublier, la jolie première de classe, elle, en avait à prouver. »

TSUNAMIS | MICHEL JEAN | LIBRE EXPRESSION

Jean-Nicholas veut profiter de son affectation au Sri Lanka pour aller dans le nord du pays, là où les Tigres tamouls militent pour leur indépendance. Une guerre civile déchire le pays depuis plusieurs années. Aller chez les Tigres tamouls est risqué. Il réussit à obtenir une permission pour Apsara (une Cingalaise) et lui.

Il faut comprendre que Jean-Nicholas n’a peur de rien. Il a perdu sa femme et sa fille il y a quelques mois, et depuis, il n’est plus lui-même. Il est en choc post-traumatique. C’est son tsunami intérieur.

Apsara a confiance en Jean-Nicholas. Ensemble, ils iront à la rencontre de Tamouls et découvriront que les choses sont souvent plus nuancées qu’on le pense. Ce qui est bien et ce qui est mal, ça dépend où on se place. Chaque personne a sa propre histoire, et ça s’applique aussi aux Tamouls.

« Personne ne s’intéresse au sort des peuples minoritaires comme le nôtre. Seul celui des États intéresse les capitales. Vous êtes autochtone, selon ce qu’on m’a dit? »

TSUNAMIS | MICHEL JEAN | LIBRE EXPRESSION

La justesse des descriptions vient du fait que Michel Jean a lui-même couvert le tsunami de 2004 à partir du Sri Lanka. J’aime qu’une carte du Sri Lanka soit imprimée dans les premières pages du roman. Je l’ai consulté quelques fois pendant ma lecture.

Aussi, j’aime que les femmes du roman Tsunamis soient fortes et courageuses.

« Il y a ceux qui meurent et ceux qui vivent. Et par respect pour ceux qui ont perdu la vie, il faut profiter de celle qui nous est donnée. »

TSUNAMIS | MICHEL JEAN | LIBRE EXPRESSION

Je vous laisse avec une chanson importante dans le roman.

* Ce livre m’a été offert par Libre Expression. Ce texte a été écrit de façon authentique et indépendante, comme d’habitude! Cliquez ici pour consulter ma politique éditoriale.

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Julie Collin
Fondatrice, blogueuse en chef et animatrice de l'émission

Libraire, chroniqueuse culturelle et animatrice, ma vie tourne pas mal autour des livres!

(Ma vie tourne aussi pas mal autour de la radio. La preuve : je suis diplômée en animation radiophonique et je veux en vivre.)

Je lis de tout, et partout. Sur papier et sur ma liseuse numérique.

Je parle de mes lectures simplement, comme j'en parle avec mes amis devant un verre ou une tasse. Sentez-vous bien à l'aise de vous préparer un breuvage. 😉

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2 Commentaires

  1. Monique St-Hilaire

    Bonjour, un ami et moi-même avons 2 opinions différentes face au titre Tsunamis de Michel Jean.
    Mon ami croit fermement que Michel Jean a vécu ce drame soit sa femme et sa fille tuées dans son lit et lui laissé pour mort.
    Pour ma part je crois qu’il a emprunté un nom fictif pour écrire ce roman basé sur des faits réels et fictifs, dont le meurtre de sa femme et sa fille.

    Lequel de nous deux a raison ?

    • Michel

      Bonjour Monique. Heureusement, je n’ai pas vécu ce que Jean-Nicholas a traversé J’ai voulu écrire sur le sentiment de vengeance et sur la résilience, un terme qui revient souvent dans mes romans. Ce personnage de journaliste me ressemble à bien des égards, nous voyons le métier de la même manière notamment. Mais je le trouve plus bon que moi… Le titre fait référence aux diverses tempêtes qu’il affronte. Le tsunami en Asie, celui, politique du Sri Lanka, enfin, son tsunami intérieur. C’est pour cela qu’il y a un « s » à Tsunami. Alors, je ne sais trop si un de vous a raison 🙂 Merci de me lire.

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